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Charte graphique : ce qu'elle contient vraiment

Une charte graphique rassemble les règles qui rendent une marque reconnaissable : logo, couleurs, typographies, images. Ce qu'on y met, exemples à l'appui.

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BloomwiseÀ retenir

  • Une charte graphique est le mode d'emploi d'une identité visuelle : elle dit comment utiliser le logo, les couleurs, les typographies et les images pour que la marque reste reconnaissable.
  • Elle contient au minimum le logo et ses versions, la zone de protection, la palette de couleurs avec ses valeurs exactes, les typographies et quelques exemples d'usage.
  • Une bonne charte est courte. Si personne ne la lit, elle ne protège rien : 10 pages claires valent mieux qu'un document de 80 pages.
  • Elle sert surtout aux autres : l'imprimeur, le photographe, la personne qui fera vos publications. C'est grâce à elle qu'ils travaillent juste sans vous appeler.

On confond souvent la charte graphique avec le logo, ou avec l'identité visuelle elle-même. Le logo est une pièce, l'identité visuelle est l'ensemble des pièces, et la charte graphique est le document qui explique comment les assembler. Sans elle, une marque se déforme un peu à chaque nouveau support, jusqu'à ne plus se ressembler.

Pour rester concret, on s'appuie ici sur des chartes qu'on a dessinées et qui sont en ligne, planche par planche.

À quoi sert une charte graphique

Une charte graphique sert à une seule chose : que votre marque ait l'air de la même marque partout, quelle que soit la personne qui la manipule.

Le jour où vous faites imprimer des cartes de visite, l'imprimeur a besoin de savoir quel bleu exactement. Le jour où quelqu'un prépare vos publications, il doit savoir quel caractère mettre dans les titres. Le jour où vous changez de prestataire pour votre site, le nouveau doit pouvoir reprendre votre image sans la réinventer. La charte répond à ces questions avant qu'on vous les pose.

C'est aussi ce qui distingue une identité visuelle d'un simple logo : l'identité tient dans le temps parce qu'elle est écrite.

Ce qu'une charte graphique contient

Il n'y a pas de modèle officiel, mais on retrouve presque toujours les mêmes rubriques. Voici celles qu'on considère indispensables.

Le logo et ses versions

La version principale, puis ses variantes : une version horizontale et une version empilée si le logo s'y prête, une version claire pour les fonds sombres, une version d'une seule couleur pour les tampons et la gravure.

On y ajoute les petits formats, souvent oubliés. Un logo qui tient sur une enseigne ne tient pas forcément dans un carré de 16 pixels, l'icône d'un onglet de navigateur. Sur l'identité de Bloomwise Studio, la charte prévoit ce cas : de 64 à 16 pixels, le logo devient un grand b blanc sur le ciel.

La zone de protection

C'est l'espace vide qu'on laisse autour du logo, pour qu'aucun texte ni aucune image ne vienne le coller. On la mesure sur le dessin lui-même, en général avec une lettre ou une forme du logo comme unité. Elle se représente par un cadre en pointillés autour du logo, et elle évite la moitié des maladresses qu'on voit sur les supports imprimés.

On précise aussi une taille minimale : en dessous, le logo n'est plus lisible et il faut passer à la version petit format.

La palette de couleurs

Une palette courte, en général deux ou trois couleurs principales et une ou deux d'appoint. Chacune avec ses valeurs exactes : le code hexadécimal pour l'écran, et les valeurs d'impression pour l'imprimeur.

Les valeurs exactes sont ce qui manque le plus souvent. « Un bleu un peu foncé » donne cinq bleus différents chez cinq prestataires. Dans la charte du studio, le bleu du ciel est `#2058a7` et le fond papier `#efe8d6` : il n'y a pas d'interprétation possible.

La typographie

Un caractère pour les titres, un pour le texte courant, parfois un troisième pour les petites étiquettes. La charte dit lesquels, dans quelles graisses, et comment les associer. Elle dit aussi où les trouver, pour qu'un prestataire n'ait pas à deviner.

Pour le studio, les titres sont en Newsreader et les étiquettes en Geist Mono. Deux familles, deux rôles, et la règle tient en une ligne.

Les images

C'est la rubrique la plus négligée, et pourtant celle qui se voit le plus. Une marque publie beaucoup plus d'images que de logos. La charte décrit une direction : photographie ou illustration, lumière, cadrage, ce qu'on montre et ce qu'on évite.

L'identité de Givré, un glacier artisanal, repose ainsi sur des lettrines et des illustrations : elles reviennent sur les pots, les gobelets et l'enseigne, et c'est elles qu'on reconnaît avant le nom.

Les exemples d'usage

Enfin, la charte montre l'identité appliquée : une carte de visite, une enseigne, une publication, une page de site. Ces mises en situation valent plus que les règles écrites, parce qu'elles montrent le résultat attendu. Celui qui doit produire un nouveau support part d'un exemple au lieu de partir d'une page blanche.

Charte graphique et identité visuelle, quelle différence

L'identité visuelle, ce sont les éléments eux-mêmes : le dessin du logo, les couleurs choisies, les caractères, le style des images. La charte graphique, c'est le document qui les décrit et fixe leurs règles d'usage.

On peut avoir une identité sans charte : elle tient tant que la même personne s'en occupe. On ne peut pas avoir de charte sans identité. Quand on crée une identité visuelle pour un client, la charte fait partie de ce qu'on remet, parce que c'est elle qui permettra à d'autres de continuer le travail.

Combien de pages pour une charte graphique

Moins qu'on ne croit. Les chartes des grandes marques font parfois des centaines de pages, parce qu'elles doivent couvrir des milliers de situations et des dizaines d'équipes. Pour un commerce, un artisan ou une petite entreprise, une dizaine de planches suffit, soit environ 10 pages : chacune traite un sujet et se lit d'un coup d'œil.

La charte du studio tient en 10 pages : couverture, logo, petits formats, zone de protection, couleurs, typographie, puis les éléments propres à la marque. C'est un format qu'on peut envoyer à un imprimeur sans lui demander de lire un livre.

Les erreurs qu'on voit le plus souvent

  1. Une charte sans valeurs exactes. Des couleurs décrites avec des mots, des caractères « dans ce style-là ». Chaque prestataire interprète, et la marque dérive.
  2. Une charte que personne n'a ouverte. Trop longue, rangée dans un dossier, jamais transmise. Une charte se donne à chaque nouveau prestataire, sinon elle n'existe pas.
  3. Aucune version petit format. Le logo devient illisible en icône d'application ou en photo de profil, et quelqu'un le recadre à la main, différemment à chaque fois.
  4. Aucune règle pour les images. Le logo est respecté, mais les photos changent de ton à chaque publication, et c'est elles qu'on voit le plus.

Faut-il une charte graphique pour un site internet

Oui, même courte. Un site reprend tout ce que contient la charte : le logo, les couleurs, les caractères, le style des images. Quand elle existe, le site internet se dessine plus vite et ressemble à la boutique ou aux cartes de visite. Quand elle n'existe pas, le site finit souvent par devenir la charte par défaut, sans que personne l'ait décidé.

Si vous avez un logo mais rien autour, ou des supports qui ne se ressemblent plus, décrivez-nous ce que vous avez : on vous dit ce qui se garde et ce qui mérite d'être écrit. Réponse sous 48 heures ouvrées.

Les questions qu'on nous pose
Qu'est-ce qu'une charte graphique ?

C'est le document qui rassemble les règles d'une identité visuelle : versions du logo, zone de protection, couleurs avec leurs valeurs exactes, typographies, style des images et exemples d'usage.

Quelle est la différence entre une charte graphique et une identité visuelle ?

L'identité visuelle, ce sont les éléments eux-mêmes : logo, couleurs, caractères, images. La charte graphique est le document qui les décrit et fixe leurs règles d'usage.

Combien de pages doit faire une charte graphique ?

Pour un commerce ou une petite entreprise, une dizaine de planches suffit, soit environ 10 pages. Une charte trop longue n'est pas lue, et une charte qu'on ne lit pas ne protège rien.

Que doit contenir une charte graphique au minimum ?

Le logo et ses versions, la zone de protection, la palette de couleurs avec ses valeurs exactes, les typographies et quelques exemples d'usage.

Qui utilise la charte graphique ?

Surtout les autres : l'imprimeur, le photographe, la personne qui prépare vos publications, le prestataire qui refera votre site. C'est grâce à elle qu'ils travaillent juste sans vous demander.

Peut-on faire une charte graphique à partir d'un logo existant ?

Oui. On part du logo, on fixe ses versions, ses couleurs et ses caractères, et on écrit les règles qui manquaient. C'est souvent ce dont une marque a le plus besoin.

Une question sur votre projet ?

On répond par écrit sous 48 heures ouvrées, gratuitement et sans engagement.

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